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of Jazz in Marciac
Edito Festival 2026
« SA MAJESTÉ LE JAZZ ! »
Ainsi parla Claude Nougaro lorsqu’il présenta Miles Davis lors d’un concert au Zenith de Paris en 1986.
Exactement quatre décennies se sont écoulées depuis et, quitte à chambouler un peu l’ordre des mots du chanteur toulousain, on peut affirmer que la 48e édition de Jazz in Marciac est celle du « jazz en majesté ». Sans abandonner son esprit d’ouverture et son attention à ses expressions affinitaires, c’est bien le retour aux fondamentaux qui marquera la programmation de cet été.
Les noms qui s’égrènent à la lecture de ce bottin estival évoquent la pulsation première de cette musique, le souffle de la liberté, l’improvisation comme art du dépassement, la rencontre comme ingrédient essentiel de la création. Allons plus loin : Jazz in Marciac, à travers son programme, fournit la preuve vivante qu’ici ou là-bas, qu’à New York ou à Madrid, à Copenhague ou à Séoul, ses racines ne sont pas moins profondes que celles d’un arbre centenaire au bord du Mississippi. À propos de centenaire justement, Jazz in Marciac en célèbrera deux cet été : ceux de la naissance de Miles Davis et de John Coltrane, deux personnages phares de cet art musical dont ils ont réinventé les codes, ensemble ou séparément. Les concerts qui leur sont consacrés sont d’ores-et-déjà événementiels.
Et Sting ? Ne s’est-il pas entouré de jazzmen incontestables pour enregistrer ses compositions parmi les plus nobles ?
C’est un signe qui ne trompe pas…
Miles Davis n’aimait pas le mot jazz.
Pourtant, il l’a rendu universel.
Tout comme, au regard de l’histoire, ces quatre lettres ont définitivement fait de Marciac un village planétaire.
L’édition 2026 en témoigne. En toute majesté.
© Arkade / Sébastien Gravouil