2021
24 juillet > 4 août

Le Journal

de Jazz in Marciac

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Revue de presse

Marciac sur "La Terrasse"

Le mensuel culturel au format berlinois a mis à l'honneur notre festival !  « Ni tout à fait le même, Ni tout à fait un autre. » Pastichant Verlaine, le festival Jazz in Marciac a relevé le pari de maintenir, tant bien que mal, son édition 2021 après une année blanche vécue comme une blessure. 

Quand bien même nombre d’artistes étrangers, notamment américains, qui ont forgé sa légende ne pourront s’y rendre cette année du fait des restrictions de voyages imposées au niveau international, JIM a de la ressource. Le festival a su mobiliser autour de cette édition singulière nombre de musiciens qui ont pris part depuis de nombreuses années à ce « rêve familier » qu’il est devenu au fil des ans, implanté de manière si improbable en pleine ruralité, au cœur du Gers, dans une région réputée pour sa bonne chère reconnue désormais comme terre de swing. Articulant sa programmation sur deux espaces, l’Astrada, véritable salle de concerts de 500 places, et son fameux chapiteau, qui accueillera, dans le respect des conditions sanitaires, moins de spectateurs qu’à l’accoutumée, Jazz in Marciac fait la part belle aux talents hexagonaux, comme l’illustrent la soirée du 4 août qui présentera successivement le Belmondo Quintet et le groupe de Michel Portal, ou bien encore celle du 1er août où l’enfant chéri du pays, Emile Parisien, formé dans la classe de jazz du collège du bourg, retrouvera son plus fidèle complice, l’accordéoniste Vincent Peirani (avec Roberto Fonseca et les New Bulgarian Voices en co-plateau).

L’ouverture le 24 juillet se fera sous le signe de la voix, féminine avec Robin McKelle et la jeune diva de la soul, Kimberose, puis masculine avec Hugh Coltman (le 25), qui chantera son projet « Who’s Happy ? » inspiré par La Nouvelle-Orléans, et au sein du groupe de Kyle Eastwood. Funk le 26 juillet avec les inusables Kool and the Gang et les Brooklyn Funk Essentials, bluesy le 28 avec le trio créole Delgrès et Zucchero (qui se frotta en son temps à B.B. King) puis le 29 avec les talents à fleur de peau de Leyla McCalla et Lisa Simone, Jazz in Marciac sera aussi cubain le 31 juillet grâce à deux tandems, l’un formé par le bassiste Richard Bona et le pianiste Alfredo Rodriguez et l’autre par le pianiste Gonzalo Rubalcaba et la chanteuse Aymée Nuviola, avant de virer disco-soul le 2 août avec Imagination et Leee John puis Earth Wind and Fire. Entretemps, le 30 juillet, Ibrahim Maalouf, entouré de pléthore de cuivres, sera venu présenter son projet « S3NS » qui lorgne du côté de la Caraïbe. On n’aura pas loupé la soirée qui associe le trio de Brad Mehldau et la chanteuse coréenne Youn Sun Nah le 27 juillet, qui devrait avoir son pesant d’émotion. Les amateurs de pompe manouche et de chanson décontractée retiendront celle qui associe le Django All Stars Quintet et Thomas Dutronc le 3 août. Du côté de l’Astrada, la programmation peut se voir comme un florilège de groupes portés par des artistes français de talent, du Pj5 de Paul Jarret aux Dichotomie’s du tromboniste Daniel Zimmermann, en passant par Papanosh, Airelle Besson, David Linx ou Géraldine Laurent. JIM n’a pas baissé les bras.

Vincent Bessières

© JP Retel

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