2020
24 juillet - 16 août

Programmation

France Inter
Brad Mehldau © Francis Vernhet
Brad Mehldau piano solo
Tenu par beaucoup comme le meilleur pianiste de sa génération, Brad Mehldau, né en Floride en 1970, combine dans son style les influences de l’esthétique classique, celle notamment de Ravel et de Debussy qui marquèrent aussi des pianistes tels que Bill Evans et Paul Bley, avec un sens du rythme flexible hérité du be-bop.
 

La séduction immédiate de sa musique tient à l’impressionnante virtuosité de l’interprète. A une facilité apparente qui occulte une grande complexité. Plus encore, à l’émotion qui s’en dégage. Une émotion traversée de traits d’ironie, de références insolites, comme autant de clins d’œil à l’auditeur invité à pénétrer dans un univers sombre, torturé, mais qui sait être vibrant et chaleureux. 


« S’il fallait désigner l’un des sommets incontestables de cette édition 2006, ce serait sans conteste le concert donné en solo par Brad Mehldau. Exercice périlleux que celui de se retrouver seul devant une chambrée d’autant mieux garnie que beaucoup se souviennent de ses précédentes prestations. D’emblée, dès It’s Allright With Me, le silence s’installe sous le chapiteau. L’intensité du récital, alliant standards (Secret Love, My Favorite Things, Dat Dere), thèmes originaux et morceaux empruntés au répertoire des Beatles (Martha My Dear) ou à Radiohead (Exit Music, son thème fétiche) ne faiblira pas jusqu’au bout. La prodigieuse aisance de Mehldau, ses collages qui finissent par composer un univers aussi cohérent qu’original, ses audaces harmoniques, le traitement personnel qu’il réserve à chacun des morceaux, tout cela justifie le triomphe que lui réserve une assistance enthousiaste. »
 

Concert du 2 août 2006.

 
: Avishai Cohen © Francis Vernhet
Avishai Cohen Trio
Aussi audacieux soit‐il, tout explorateur use d’une boussole, d’un compas ou d’une étoile pour accompagner sa marche vers l’inconnu. Quand on lui demande ainsi quel est son instrument de navigation privilégié, celui qui lui permet à la fois de se repérer et d’avancer, Avishai Cohen, dont la réputation de musicien aventurier n’est plus à faire, répond sans hésiter : il s’agit de son Trio contrebasse‐piano‐batterie.
 

Un outil de travail indémodable et évolutif qui, depuis plus de quinze ans maintenant, lui sert tout autant de guide que de ligne d’horizon, de socle fondateur que de force motrice ; si bien qu’il n’a jamais jugé pertinent de s’en éloigner, et encore moins de s’en séparer. 

« Avec From Darkness, Avishai Cohen revient donc au cœur même de ce qui articule son langage et sa pratique de musicien. Mais comme toujours avec lui, ce qui semble relever d’un retour aux fondamentaux porte surtout la promesse d’un départ : si le compositeur et contrebassiste israélien ressaisit le bagage de l’expérience, c’est pour mieux prendre le large et partir à la conquête de terres vierges. Et c’est ainsi que, dans le parcours ambitieux qui est le sien, Avishai Cohen ouvre encore avec From Darkness une brèche significative vers une nouvelle dimension créative et expressive. »

Omri Mor piano
Avishai Cohen contrebasse
Noam David batterie
 

Concert du 5 Août 2016

 
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